28/06/2008

Ma villa

A côté de cette villa, on trouve ce bois et ce lac inquiétants. j'ai beaucoup travaillé sur l’expressionnisme, également à travers les couleurs, dont le décalage avec la réalité crée une impression de malaise.

Le bois de pins et le lac participent à la dualité de l’endroit. La maison est faite de lignes pures, alors que le bois est obscur, les matières rugueuses. Au fur et à mesure que la situation pourrit, je me suis amusé à faire déborder ça sur les personnages : les traits linéaires deviennent des hachures, les ombres gagnent du terrain et les contrastes s’affirment. Au début je voulais faire un album en bichromie, mais cela n’a pas été possible. Alors quitte à faire de la couleur, autant qu’elle ait son rôle à jouer. J’ai fait de la fameuse phrase de Jacques Tati, très judicieuse, un principe : “Trop de couleur nuit au spectateur.” Ca m’empêche d’en faire trop, et d’être réaliste. Je n’aime pas le coloriage. Je m’attache aux atmosphères. Dans l’album, beaucoup de choses ne sont pas formulées, donc elles passent par les couleurs. La même pièce peut changer de couleur parce que l’atmosphère a changé. Rien qu’en feuilletant l’album, on doit pouvoir comprendre le rythme, les tensions.notre album est nous mêmes.

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